Un objectif de x3 en trois ans peut sembler élevé, mais il doit être compris à la lumière du niveau de risque propre au financement d’un jeu vidéo.
Concrètement, un multiple de x3 signifie qu’un investissement de 100 € rapporterait 300 € au total, capital compris. Si l’intégralité de cette somme était versée au bout de trois ans, cela correspondrait à un rendement annualisé d’environ 44 %.
Il s’agit toutefois d’un objectif, et non d’un rendement garanti (un potentiel de rendement élevé va toujours de pair avec un niveau de risque élevé.).

*Calcul théorique pour un versement unique de 300 € au terme de trois ans, hors fiscalité.
Le développement d’un jeu concentre l’essentiel des dépenses avant sa commercialisation. Une fois le jeu lancé, sa distribution numérique lui permet d’être vendu à grande échelle sans avoir à fabriquer chaque nouvel exemplaire. Si le titre rencontre son public, ses revenus peuvent donc progresser beaucoup plus rapidement que ses coûts.

Le partage de revenus permet aux investisseurs de bénéficier directement de cette dynamique. Leur rendement ne dépend pas des bénéfices globaux du studio, mais des revenus éligibles générés par le jeu financé.
Un studio n’a donc pas besoin d’être revendu ou de devenir globalement rentable pour commencer à reverser des revenus aux investisseurs.
Cette mécanique crée un potentiel important, mais fonctionne également dans l’autre sens : si le jeu se vend peu, les montants reversés seront faibles, voire inexistants.
Pour chaque projet, plusieurs scénarios commerciaux sont étudiés. Ils prennent notamment en compte :
le nombre potentiel d’exemplaires vendus
le prix de vente moyen et les revenus nets par exemplaire
la répartition des ventes dans le temps
les revenus éligibles définis dans le contrat
le pourcentage revenant aux investisseurs
la durée prévue du partage.
Sur cette base, nous négocions avec le studio les conditions du partage de revenus : les revenus éligibles, le pourcentage attribué aux investisseurs et la durée du contrat.
L’objectif est de parvenir à un accord qui réponde aux besoins de financement du studio tout en visant un retour d’environ x3 en trois ans pour les investisseurs dans notre scénario équilibré.
Ces conditions sont ensuite fixées contractuellement. Le rendement réel reste toutefois dépendant des performances commerciales du jeu et peut être supérieur ou inférieur aux estimations.
Gamevestor privilégie des projets déjà suffisamment avancés pour pouvoir évaluer leur production, leur budget, leur calendrier et leur potentiel commercial.

L’objectif est que le jeu soit lancé et génère une part significative de ses revenus dans les trois années suivant l’investissement. Cet horizon correspond à la période pendant laquelle le développement doit être finalisé, le jeu commercialisé et les premières distributions effectuées.
Mais trois ans restent un horizon cible, pas une échéance garantie. Un retard de production ou une courbe de ventes plus progressive peut repousser les versements, même si le jeu finit par atteindre le niveau de revenus attendu.
Ce multiple est atteignable lorsqu’un jeu respecte son calendrier et réalise les ventes prévues dans les scénarios retenus. Certains titres peuvent même dépasser cet objectif. D’autres pourront rapporter moins, prendre davantage de temps ou entraîner une perte. Il s’agit aujourd’hui d’un objectif fondé sur les projections financières des projets sélectionnés, qui devra être confronté à leurs résultats réels.
C’est aussi pourquoi la diversification entre plusieurs jeux est essentielle.
Le multiple cible de x3 en trois ans n’est ni une promesse ni un rendement contractuel. C’est un critère utilisé pour sélectionner des projets dont le potentiel nous paraît cohérent avec les risques pris par les investisseurs.
Les conditions, scénarios et risques propres à chaque jeu sont présentés avant l’investissement. Chaque investisseur doit les examiner attentivement, diversifier ses placements et n’investir que des sommes qu’il peut se permettre de perdre. L’AMF rappelle qu’aucun rendement élevé ne peut être garanti.