Lorsque vous investissez dans un jeu sur Gamevestor, vous n’achetez pas une part du studio qui le développe. Vous financez un projet précis et recevez une part des revenus qu’il génère, selon les conditions définies à l’avance.
Juridiquement, l’investissement prend la forme d’obligations. Économiquement, son fonctionnement se rapproche des royalties : lorsqu’un jeu génère des revenus, une partie est reversée aux investisseurs.
Nous avons choisi ce modèle parce qu’il correspond mieux à la manière dont la valeur se crée dans l’industrie du jeu vidéo.
En achetant des actions d’un studio, vous investissez dans l’ensemble de l’entreprise. Votre rendement dépend de l’évolution de sa valeur, du versement éventuel de dividendes ou de sa revente. Vous êtes donc exposé à toute son activité : ses différents jeux, ses coûts, ses recrutements et ses décisions stratégiques.
Avec le partage de revenus, vous investissez dans un jeu précis. Vous souscrivez des obligations qui vous donnent droit à une part des revenus générés par ce jeu. Votre rendement dépend donc directement de ses performances commerciales.

Cette distinction est importante dans le jeu vidéo, où le succès d’un studio peut reposer sur un titre en particulier. Grâce au partage de revenus, vous choisissez le projet que vous souhaitez financer et savez clairement ce qui déterminera votre rendement potentiel.
Un jeu peut très bien se vendre sans que le studio soit rentable. Les salaires, les coûts de production ou les investissements dans de futurs projets peuvent absorber une grande partie de ses résultats.
Avec des actions, l’investisseur bénéficie de la création de valeur globale de l’entreprise. Avec le partage de revenus, une part définie des revenus éligibles du jeu est reversée aux investisseurs, selon les conditions prévues.
Il n’est donc pas nécessaire d’attendre que le studio dégage des bénéfices, verse des dividendes ou soit revendu.
Le développement d’un jeu demande plusieurs mois, parfois plusieurs années d’investissement avant de générer les premiers revenus. Pendant cette période, le studio finance la production, les graphismes, la technologie, les tests et le marketing.
Les revenus commencent seulement après la sortie. Si le jeu rencontre son public, ils peuvent ensuite progresser rapidement et compenser les coûts engagés.
Cette dynamique est appelée la courbe en J : une première phase d’investissement, pendant laquelle les dépenses s’accumulent, suivie d’un potentiel de croissance important après le lancement.

Contrairement à une entreprise classique, dont la valeur peut se construire plus progressivement, un jeu concentre une grande partie de son risque et de son potentiel autour de sa sortie.
Le partage de revenus suit ce même cycle : les investisseurs participent au financement du jeu avant sa commercialisation, puis reçoivent une part des revenus qu’il génère. La structure du financement est ainsi directement liée à la réalité économique du projet.
Un investissement en actions implique de comprendre la valorisation de l’entreprise, le pourcentage de capital détenu, la dilution et les conditions d’une éventuelle revente.
Avec le partage de revenus, les principales règles sont fixées avant l’investissement : les revenus concernés, la part destinée aux investisseurs et la durée du partage.
Le fonctionnement est ainsi plus facile à comprendre, notamment pour les personnes qui connaissent bien le jeu vidéo sans être spécialistes du capital-risque.
Un financement en actions oblige le studio à céder une partie de son capital. Les nouveaux actionnaires peuvent alors prendre part à sa gouvernance et influencer ses décisions futures.
Le partage de revenus ne transfère ni la propriété du studio ni celle de ses jeux. Le studio conserve son capital, sa propriété intellectuelle et son indépendance créative.
Les investisseurs participent à la performance commerciale du jeu, sans intervenir dans la gestion de l’entreprise.
Le studio comme les investisseurs ont le même objectif : que le jeu rencontre son public et génère des ventes.
L’investissement en actions reste un excellent moyen de financer le développement global d’une entreprise. Mais pour financer un jeu clairement identifié, le partage de revenus offre un modèle plus direct, plus lisible et mieux adapté à son cycle de vie.
Le studio conserve le contrôle de son projet, tandis que les investisseurs bénéficient de son succès commercial selon les conditions définies dans le contrat.